ID, c’est le nom du nouvel événement freestyle organisé samedi 21 et dimanche 22 février à Praz-sur-Arly. Le but de David Malacrida, son créateur ? Permettre aux riders de laisser libre cours à leur créativité, sur un module inédit offrant une multitude de possibilités, afin de faire le show pour le public !

« J’ai appris le ski freestyle sur le tas, avec un cousin, en essayant de reproduire des figures qu’on avait vues sur une vidéo, alors que j’avais onze ans. J’ai toujours aimé cette ambiance loisir, de skier entre potes, plutôt qu’au sein d’un club, parce qu’il y a une vraie notion de liberté », explique David Malacrida, 25 ans, l’organisateur de l’événement ID. Même s’il adore skier, celui-ci n’est pas pro-rider. Il baigne toutefois dans le milieu, puisqu’il travaille en tant que journaliste et photographe pour le magazine européen  de freestyle Downdays. Malgré son jeune âge, David a déjà une belle expérience en termes d’organisation d’événements freeski. Il avait en effet créé les Praz Freestyle Days, dans le cadre de son cursus en école de commerce.

©David Malacrida

Les skieurs se jugent eux-mêmes

Avec ID (pour « Independent Directions), David entend redonner au ski freestyle sa créativité originelle et sa convivialité, qui se sont un peu perdues selon lui avec la professionnalisation du sport et son entrée aux JO. « Je considère le freestyle comme de l’art, avant tout comme une expression personnelle. » L’ambiance d’ID devrait davantage s’apparenter à celle d’une large bande de copains qui se poussent à réaliser des figures toujours plus engagées sur le ton du défi, plutôt qu’à celle d’une compétition classique. « On aura certes, à l’issue de l’événement, un meilleur rider et un meilleur saut, mais plutôt à la cool, sans juges. Ce sont les skieurs eux-mêmes qui vont les désigner, un peu comme ils peuvent le faire lorsqu’ils rident entre eux».

C’est pourquoi ID se déroulera sous forme d’une « jam session » de 45 minutes (le 21 février de 19h30 à 20h15), au cours de laquelle les skieurs  – 15 pros-riders dont Sandy Collet et Tom Granier, qu’on voit dans de nombreuses vidéos spécialisées – enchaîneront les passages, sans cadre formel. Ils évolueront sur un module original comportant un hip, un quarterpipe, une table à butter, deux rails… « Autrement dit à peu près tous les modules qu’on peut retrouver dans un snowpark. C’est un gros cube qu’on peut aborder de n’importe quel côté, en retombant n’importe où. Les combinaisons possibles sont multiples. J’espère que les riders me surprendront et choisiront des options auxquelles je n’ai même pas pensées». Et ça, pour David, c’est vraiment l’esprit freestyle.

Martin Léger

photos ©David Malacrida

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