Invités sur la 3ème édition du Super Slalom, samedi 30 mars à la Plagne, des émissaires de la FIS (Fédération Internationale de Ski) ont assuré à Julien Lizeroux (l’instigateur de cet événement) que son concept serait décliné en coupe du monde dès l’hiver prochain. La décision doit officiellement être entérinée lors du prochain « Spring Meeting » de la FIS, du 28 mai au 1er juin 2019 à Cavtat – Dubrovnik (Croatie). Mais l’issue du vote ne fait aucun doute, tant la FIS souhaite faire souffler un vent de nouveauté sur le grand Cirque Blanc, dans la lignée des slaloms parallèles qui ont vu le jour depuis quelques années.

Tessa Worley s’est déguisée en « Minions » lors de la troisième édition du Super Slalom de la Plagne, qu’elle a achevée à la cinquième place, à un peu moins de 17 secondes de la lauréate, Anne-Sophie Barthet © Elina Sirparanta

Le « Super Slalom » de la Plagne est un slalom XXL de 4 km de long et 800 m de long, avec 320 piquets, ce qui représente l’équivalent de 7 slaloms « classiques » mis bout à bout. Cette troisième édition a vu un podium digne d’une épreuve de coupe du monde, avec la victoire de Clément Noël – deuxième du classement de la coupe du monde de slalom 2019 –  en 4’31’’08, devant Alexis Pinturault (4’35’’45) et Julien Lizeroux (4’37’56’’). Chez les dames, c’est la néo-retraitée de l’équipe de France Anne-Sophie Barthet qui s’est imposée, en 5’02’49’’.

Clément Noël et Anne-Sophie Barthet, lauréats de la troisième édition du Super Slalom © OTGP

Le Super Slalom version FIS comptera pour le classement général de la coupe du monde de slalom, avec un coefficient 2 (200 points au vainqueur au lieu de 100 pour un slalom standard, 160 au lieu de 80 au deuxième, 120 au lieu de 60 au troisième,etc), en raison de ses dimensions hors-normes. Il devrait être disputé lors de l’étape de Wengen, sur la mythique piste du Lauberhorn (4,45 km de long pour 1025 m de dénivelé), ou a lieu chaque année l’une des descentes les plus prisées de la coupe du monde. Il remplacera le super-combiné, qui n’est plus franchement en odeur de sainteté au sein de la FIS.
Séduits par l’ambiance conviviale amenée par les nombreux participants déguisés, y compris parmi les skieurs de haut niveau (Alexis Pinturault avait ainsi enfilé un costume de Pikachu, et Tessa Worley un déguisement des Minions), les émissaires de la FIS présents à La Plagne vont soumettre l’idée d’attribuer des secondes de bonification aux trois meilleurs costumes (six secondes au premier, quatre au deuxième et deux au troisième), qui seront retranchées du temps total. Le jury devrait être composé des entraîneurs des principales nations (Suisse, Autriche, France, Allemagne, Italie, Etats-Unis, Canada), qui ne pourront toutefois pas voter pour l’un de leurs coureurs.

Alexis Pinturault, version Pikachu © Louis Garnier

Photo de une :Tessa Worley passe au milieu des fumigènes craqués par la Team Valoche, des supporters hauts-savoyards bien connus des équipes de France de ski alpin comme de ski nordique © Louis Garnier