Après quatre ans d’absence, la Grande Boucle retrouve les 21 plus célèbres lacets de France. Jeudi 14 juillet, la 12e étape de l’édition 2022 conduira en effet les coureurs de Briançon à l’Alpe d’Huez, sur 166 km et 4700 m de dénivelé, via les cols du Galibier et de la Croix-de-Fer, avant la montée finale dans la station de l’Oisans. Cette étape servira également de cadre à l’Etape du Tour pour les amateurs, dimanche 10 juillet (ouverture des inscriptions lundi 18 octobre à 16h). Réduites à la portion congrue en 2021, les Alpes seront cette fois-ci mises à l’honneur. La veille, lors de la 11e étape Albertville – col du Granon, Tadej Pogacar, Primoz Roglic et autres Egan Bernal auront eu l’occasion de faire des écarts, avec au programme les ascensions des lacets de Montvernier (3,4 km à 8,2 %), le redoutable enchaînement des cols du Télégraphe et du Galibier, et la montée finale au Granon, méconnu mais ardu (11,3 km à 9,2 %).

Le Slovène Primoz Roglic, ici sur les pentes du Galibier (versant Valloire), vainqueur de l’étape La Mure –Serre Chevalier le 19 juillet 2017, aura de nouveau l’occasion de briller sur ce col mythique, qui sera escaladé côté Maurienne lors de la 11e étape et versant Hautes-Alpes le lendemain ! © OT Valloire

En revanche, les deux autres étapes alpestres ne devraient avoir qu’une influence minime sur le classement général. La 9e étape entre Aigle et Châtel ne comporte qu’un seul col vraiment sélectif (le col de la Croix, 8,1 km à 7,6 %), mais placé trop loin de l’arrivée, alors que l’ascension du Pas de Morgins (15,4 km à 6,1 %, sommet à 9,5 km de l’arrivée) semble trop roulante pour départager les cadors. Pour la 10e étape, Morzine-Megève (le 12 juillet), les coureurs longeront le lac Léman avant de se diriger vers Megève, jusqu’à l’altiport, où sera jugée l’arrivée après 19,1 km d’ascension à 4,1 % de moyenne (depuis le Fayet). Là encore, la combinaison de cette montée très roulante, et du copieux menu du lendemain (Albertville – col du Granon), ne devrait pas inciter les principaux favoris à se livrer bataille.

Lors de la dernière arrivée du Tour de France à l’Alpe d’Huez (étape Bourg-Saint-Maurice – l’Alpe d’Huez, le 19 juillet 2018), le Britannique Geraint Thomas (déjà maillot jaune et futur vainqueur final), s’était imposé devant Tom Dumoulin (en dernière position du groupe) et Romain Bardet (pas présent sur cette photo). © Cyrille Quintard

Parmi les autres temps forts de ce Tour de France 2022, il y aura deux contre-la-montre : un de 13 km tout plat lors de la première étape au Danemark, puis un autre de 40 km la veille de l’arrivée entre Lacapelle-Marival et Rocamadour, plutôt plat mais avec un final vallonné, ponctué de deux côtes de 1,6 km à 4,7 % et 1,5 km à 7,8 %. Mais aussi des pavés (onze secteurs cumulant 19,4 km et tous concentrés dans les 74 derniers kilomètres de la 5e étape, Lille- Arenberg Porte du Hainaut), une arrivée à la Super Blanche des Belles Filles (7 km à 8,7 %, avec des passages à 20 % et les derniers hectomètres sur chemin empierré) lors de la 7e étape, et trois étapes dans les Pyrénées. La première d’entre elles (Carcassonne-Foix, 16e étape) s’adresse plutôt aux baroudeurs, malgré le Mur de Péguère (9,3 km à 7,9 %), dont le sommet est toutefois trop loin de l’arrivée (à 27 km) pour espérer des écarts significatifs. En revanche, les cadors pourront se départager sur les 17e et 18e étapes, avec des arrivées au sommet à l’altiport de Peyragudes (8 km à 7,8%) et à Hautacam (13,6 km à 7,8 %).

L’Espagnol Alejandro Valverde en action lors de la dernière arrivée du Tour de France à l’Alpe d’Huez, en 2018. © Cyrille Quintard
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