Pour sa 30e édition, du 19 au 23 mai, l’Alpes Isère Tour (qui s’appelait auparavant le Rhône-Alpes Isère Tour) innove, en rajoutant une journée de course. Condensée sur quatre étapes dans le Nord-Isère, principalement dédiées aux sprinters et/ou baroudeurs les années précédentes, cette course de classe 2.2 UCI (soit le troisième échelon international) ajoute pour son édition 2021 une cinquième étape, beaucoup plus montagneuse. En effet, la dernière journée emmènera les coureurs de Pressins à Crolles en 141 km et 3600 mètres de dénivelé positif au programme, via notamment quatre cols de 1er catégorie : Mille Martyrs (depuis Saint-Geoire-en-Valdaine), Cucheron (par Saint-Pierre-d’Entremont), Coq (depuis Saint-Hugues) et Marcieu (côté Saint-Vincent-de-Mercuze).

© Alain Dubouloz

« Il est souvent arrivé ces dernières années que le vainqueur de la première étape l’emporte au final, avec toutefois des écarts infimes. Là, il est vraisemblable que la bagarre fasse rage jusqu’au dernier jour. Pour autant, ce n’est pas forcément un pur grimpeur qui s’imposera au classement général. Un baroudeur un peu costaud qui aurait pris de l’avance lors des quatre premières étapes est capable de résister lors du dernier jour. D’autant plus qu’il y a des bonifications à chaque étape : 10, 6 et 4 secondes à l’arrivée, mais aussi 3, 2 et 1 secondes sur chacun des trois sprints intermédiaires de chaque étape. Et comme nous n’avons que six cyclistes par équipe – au lieu de huit sur les plus grandes courses internationales – cela favorise une course plus débridée », prévient l’organisateur Michel Baup.

La dernière édition de l’Alpes Isère Tour (qui s’appelait encore Rhône-Alpes Isère Tour) a eu lieu en 2019 © Valentin Lecaille

La particularité de l’Alpes Isère Tour est de mélanger les équipes pros et amateurs. On compte en effet cette année 23 formations de 14 nationalités, qui se répartissent de la manière suivante : quatre Pro Teams (deuxième division mondiale), onze Continentales (3e division) dont la réserve de l’équipe Groupama-FDJ et huit équipes amateurs du Comité Auvergne Rhône-Alpes. « C’est dur de dégager un favori, même s’il faudra par exemple suivre un coureur comme le Colombien de 18 ans Santiago Umba, qui appartient à l’équipe Androni, dans laquelle avait démarré le vainqueur du Tour de France 2019 Egan Bernal. Notre épreuve a vocation à révéler les futurs talents, y compris des coureurs amateurs, qui sont plus que des faire-valoir, puisqu’on en a souvent vu remporter des étapes, voire terminer sur le podium final », conclut l’organisateur.

Photo de une © Valentin Lecaille

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